En cause: des conditions atmosphériques exceptionnelles associées à la présence de CFC. Ces composés ont été émis il y a plusieurs décennies et persistent dans l’atmosphère, ils ont une durée de vie de 50 à 100 ans. Ces derniers finissent par grignoter l’ozone. Utilisés massivement à partir des années 1950-1960, « ils ont mis du temps à migrer dans la haute atmosphère, comme ils mettront du temps à en disparaître », ajoute Véronique Riffault. « C’est un phénomène lent. »

Car aujourd’hui, la couche d’ozone est en bien meilleure santé. Le trou au-dessus de l’Arctique s’est refermé. Quant à celui au-dessus de l’Antarctique, il est revenu l’année dernière à son plus bas niveau depuis ses premières observations, selon la Nasa, bien que le phénomène soit principalement dû à un aléa météorologique inédit, la hausse des températures stratosphériques.

Néanmoins, les spécialistes considèrent que l’ozone se reconstitue à un rythme de 1 à 3% par décennie et que, d’ici 2030, les dégâts causés par l’espèce humaine depuis les années 1980 pourraient avoir disparu dans l’hémisphère Nord, d’ici 2060 à 2070 dans l’hémisphère Sud. « On commence à voir les effets du protocole de Montréal plusieurs décennies après », poursuit Véronique Riffault.